En quoi l’UPR serait un mouvement différent de tous les autres partis politiques ? Pourquoi un parti politique de plus, n’a-t-on pas déjà suffisamment de partis politiques ?

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Voici les principaux éléments qui distinguent l’UPR des autres partis politiques :

1. L’UPR fait le bon diagnostic

L’UPR a fait le diagnostic du mal dont souffre la France, jamais ce diagnostic n’a été démenti par 60 ans de construction européenne. Ce diagnostic s’énonce simplement : « Les problèmes de la France viennent du fait que les Français ne sont plus maîtres de leur destin, ils ne dirigent plus leur pays et les politiques menées sont contraires à nos intérêts ». L’UPR ne clame pas, contrairement à tous les autres partis politiques : « Votez pour nous, car nous agirons sur la politique de la France, nous changerons l’Europe ! ». L’UPR affirme que les Français, pour s’en sortir, doivent reprendre les rênes de leur pays qui ont été abandonnées à une oligarchie dont les relais sont la Commission Européenne à Bruxelles, la BCE (Banque centrale européenne) basée à Francfort et l’OTAN dont le cerveau est à Washington.

Le diagnostic de l’UPR se déroule selon quatre axes :

A. Une stratégie américaine de vassalisation de l’Europe

La construction européenne n’est nullement une ambition d’inspiration française, comme le veut la légende des « pères fondateurs ». Elle correspondait à une stratégie américaine de vassalisation pour établir un glacis géopolitique entre les États-Unis d’Amérique et l’URSS. La construction européenne a été voulue par les Américains, elle n’a jamais été conçue pour peser contre eux, elle est la conséquence d’une volonté des États-Unis de dominer le continent européen. Pour s’en convaincre il suffit de remonter dans les années 1950 lorsque les gaullistes et les communistes dénonçaient sans que cela ne pose de problème, « l’Europe américaine ». Trois conférences réunissant les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale se tinrent à Téhéran en novembre 1943, à Yalta en février 1945 et à Postdam en juillet 1945. Comment peut-on imaginer qu’à l’issue de ces trois conférences, Churchill, Roosevelt puis Truman, et Staline se soient entendus pour concéder l’Est de l’Europe à l’URSS sans que les États-Unis n’aient rien demandé en échange ni rien fait pour pousser leurs pions sur la partie occidentale ? Comment peut-on croire que les Américains, à l’issue de la guerre, soient rentrés chez eux laissant l’Ouest de l’Europe entre les mains de l’URSS ?

B. Il ne peut pas y avoir une « autre Europe »

Aucun des partis politiques français, de l’extrême gauche à l’extrême droite, du Nouveau Parti anticapitaliste au Rassemblement national, n’est satisfait du bilan de la construction européenne. Tous ces partis pensent que l’Union européenne amène bien plus d’inconvénients qu’elle n’apporte d’avantages. Tous ces partis admettent que le bilan de la « construction européenne » est catastrophique pour la France. Tous ces partis tirent toutefois la même conclusion : « Il faut faire une autre Europe ! », parfois décliné sous la forme de : « Il faut plus d’Europe ! ». Chacun y va de sa proposition pour une autre Europe : une Europe des nations, une Europe qui marche, une Europe plus sociale, une Europe européenne, une Europe des travailleurs, une Europe de l’écologie, etc. Ils veulent tous « changer l’Europe », chacun selon leur méthode (plus d’Europe, moins d’Europe, mieux d’Europe, etc.), et sans que jamais leur Europe souhaitée ne corresponde à celle souhaitée dans les autres États membres : l’Europe des travailleurs n’est pas celle que vue par la Pologne, l’Europe sociale n’est pas celle vue par le Danemark, l’Europe des nations, n’est pas celle que vue par le Portugal, etc.

L’UPR est le plus ancien parti sur la scène politique française qui ne succombe pas à cette chimère de l’« alter-européisme », comme nous l’appelons. En effet, l’UPR affirme depuis plus de 12 ans, sans dévier, que l’Union européenne ne peut pas être changée, pour la simple et bonne raison que toute modification structurelle des traités qui l’organisent (le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, TFUE, et le traité sur l’Union européenne, TUE) nécessite un accord à l’unanimité des 28 États membres de l’Union européenne. En effet, les procédures de révisions structurelles du fonctionnement de l’UE figurent à l’article 48 du TUE.

Source : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:ai0013

L’UPR se réjouit de constater que l’idée de Frexit se répand d’année en année au sein de la société française, et qu’il commence à être repris par certaines forces politiques, qui s’appuient sur les analyses de l’UPR pour fonder leurs discours et leurs propositions.

Avant de vouloir « changer l’Europe », il serait intéressant d’étudier son histoire et de comprendre pourquoi en est-on arrivé là : si l’Union européenne est telle qu’elle est, ce n’est pas par hasard. La changer sera d’autant plus difficile qu’elle a été conçue pour être ainsi. En effet, l’Union européenne résulte d’une série de longues et laborieuses négociations, de soirées-marathons de « sauvetage de la dernière chance », de conflits entre intérêts nationaux divergents, d’arrangements bilatéraux, de pressions des États les plus forts sur les plus faibles. Au sein de l’Union européenne s’affrontent légitimement en permanence, depuis plus de 60 ans, les intérêts nationaux divergents des 28 États membres. L’Union européenne est le résultat fatal de cette volonté de fusionner à froid 28 pays. Les peuples n’ont rarement été sollicités pour donner leur aval, ni sur les objectifs, ni sur la méthode, ni sur les bilans intermédiaires, aggravant son caractère antidémocratique. Et lorsqu’il a donné son avis, majoritairement défavorable en France et aux Pays-Bas en 2005, sur le référendum sur le traité pour une Constitution en Europe (TCE), ils n’ont pas été entendus, puisque leurs représentants au Parlement leur ont tout de même imposé le traité de Lisbonne en 2007.

À ces raisons, qui en soi suffisent à comprendre le caractère inchangeable de l’Union européenne, s’ajoute la vigilance constante des États-Unis d’Amérique qui s’assurent qu’elle ne s’écarte pas de l’objectif pour laquelle a été conçue : établir un glacis géopolitique entre ces derniers et l’URSS, correspondant actuellement à la Fédération de Russie. Les nations qui composent ce glacis sont alliées aux Américains à travers l’OTAN, qui n’est autre que la face militaire de l’UE. Même la fameuse force armée Eurocorps dispose, en bandeau sur son site Internet, la devise « A force of the European Union and NATO », qui se traduit par « Une force de l’Union européenne et de l’OTAN » (source : https://www.eurocorps.org/). Juridiquement, c’est l’article 42 du TUE qui place la politique de sécurité et de défense commune (PESD) de l’Union européenne sous la tutelle de l’OTAN, qui elle-même est dirigée par les États-Unis d’Amérique. Comme si cette appartenance à l’OTAN ne suffisait pas à garantir une emprise forte des États-Unis d’Amérique sur les autres membres de l’alliance, toute velléité d’émancipation des nations européennes est tout simplement neutralisée par l’impossibilité pour 28 pays aux intérêts divergents de se mettre d’accord et de parler d’une seule voix.

Pour approfondir ce sujet, voir nos analyses plus détaillées :

Pour toutes ces raisons, vouloir changer l’Union européenne est un rêve, une chimère. Ce changement est statistiquement impossible, puisque les partis qui proposent de « changer l’Europe » sont incapables de faire adopter leur propre projet à l’ensemble des Français. Dans l’hypothèse déjà infiniment peu probable d’un projet d’« Autre Europe » approuvé par la majorité des Français, peut-on imaginer que la totalité des 27 autres chefs d’État le ratifient comme un seul homme ? Sans compter qu’il faudrait en plus la ratification à l’unanimité des 28 parlements nationaux des États membres, plus une approbation par référendum en Irlande. Cela n’arrivera concrètement jamais. Par exemple, une évolution vers une Europe plus sociale sera toujours rejetée par le Luxembourg, les Pays-Bas, Malte, la Bulgarie, la Pologne, ou un certain nombre de pays d’Europe du Nord. Ainsi, les partis politiques en France qui prétendent et proposent de « changer l’Europe » se trompent (auquel cas leurs cadres sont incompétents) ou mentent aux Français (ce qui est encore plus grave).

C. L’UE ne peut-être qu’antidémocratique

À partir du moment où il existe une entité supranationale, une monnaie commune, et des États ayant des intérêts divergents, il ne peut pas y avoir autre chose que certaines politiques imposées contre la volonté des peuples.

Étymologiquement, « démocratie » signifie « pouvoir du peuple ». Ce mot provient du grec ancien dêmos qui signifie « peuple », et kratos, qui signifie « pouvoir », celui qui vient d’en bas (contrairement à archos, qui est le pouvoir qui vient d’en haut). Une démocratie ne peut donc se concevoir sans référence à un peuple. Dans ce cas, à quel « peuple » fait référence la « démocratie européenne » ? Le « peuple européen » existe-t-il ? La réunion des 28 peuples des États membres, liés par des traités illégitimes depuis le référendum de 2005, constitue-t-elle le « peuple européen » ? Non, l’existence d’un peuple ne se décrète pas. Comme l’amour ou l’amitié, ce sont des sentiments qui se ressentent. Ce ne sont pas des éléments qui se décident. On peut faire remonter l’existence du peuple français au baptême de Clovis en 496. De la même façon, chacun des 27 autres États a sa propre histoire, sa propre culture. Or, les Français ne sont pas des Lettons, les Allemands ne sont pas des Grecs, les Espagnols ne sont pas des Polonais, les Italiens ne sont pas des Danois, etc. C’est comme ça, sans que cela ne soit un mal, c’est ce qui fait la diversité. Il n’y a donc pas de « peuple européen ». Il n’y a donc pas plus de « démocratie européenne ». L’absence de « peuple européen » se manifeste également en observant le parlement européen dans lequel la majorité des votes ne démontrent pas une uniformité politique du vote au sein de la même formation politique. On constate finalement qu’ils correspondent aux intérêts et sensibilités nationaux des députés européens.

D. L’Union européenne nous conduit au « choc des civilisation », théorisé par Samuel Huntington, et donc à la guerre

Depuis des décennies, la propagande européiste est répandue dans les écoles maternelles et primaires, dans les collèges et les lycées, dans les universités, dans les médias. On y apprend et on y enseigne que faire l’Europe c’est garantir la paix sur le continent. « L’Europe c’est la paix » est un postulat sans cesse ressassé, avancé par les européistes pour faire savoir qu’il n’y a jamais eu de guerre en Europe depuis qu’existe la « construction européenne ». Être contre la « construction européenne », ce serait être contre la paix. Mais la « construction européenne » est-elle réellement ce qui a permis de maintenir la paix ? À l’UPR, nous proposons une analyse bien différente.

Contrairement à ce qu’assène la propagande, la « construction européenne » n’a été pour rien dans le maintien de la paix sur le continent européen depuis 1945 (plus exactement dans sa partie occidentale, car le continent a connu plusieurs conflits très meurtriers dans l’ancienne Yougoslavie). Qu’est-ce qui permet de l’affirmer ? Tout d’abord la simple chronologie des faits. En effet, si la fameuse « déclaration Schuman » date du 9 mai 1950, les traités de Rome n’ont été signés quant à eux que le 25 mars 1957, et les institutions communautaires ne se sont mises en place que très progressivement ensuite. Ce simple rappel des dates a une conséquence logique immédiate : si la paix a prévalu entre 1945 et, disons, le début des années 1960, il est tout simplement impossible d’en attribuer le bénéfice à quelque chose qui n’existait pas.

Ce n’est donc pas grâce à la CECA balbutiante ou aux traités de Rome que le blocus de Berlin de 1953 ou que l’insurrection hongroise de 1956 n’ont pas dégénéré en conflit mondial, puisqu’ils n’existaient pas. Si la France et l’Allemagne ne sont pas entrées en guerre l’une contre l’autre pendant les années 1950, c’est parce que ce n’était tout simplement pas le sujet du moment. La guerre qui menaçait d’ensanglanter l’Europe ne risquait pas d’opposer les deux rives du Rhin, mais le camp occidental, sous influence américaine, et le camp socialiste, sous influence soviétique.

Or, ce qui a préservé la paix porte un nom : l’équilibre de la terreur, c’est-à-dire la perspective d’une « destruction mutuelle assurée » (ou « MAD » pour « mutual assured destruction »), nom donné à un concept stratégique entre les troupes de l’OTAN et celles du Pacte de Varsovie. Ce concept avait pour but d’éviter l’issue d’une apocalypse nucléaire, qui aurait anéanti le continent et sans doute même la planète entière.

Ainsi, si la paix a prévalu entre 1945 et la chute du Mur de Berlin en 1991, c’est parce que l’Europe était, de part et d’autre du rideau de fer, armée jusqu’aux dents. C’est une triste réalité, mais elle est indéniable : ce sont les bombes thermonucléaires, les sous-marins lanceurs d’engins, les forces aériennes stratégiques et les missiles balistiques ou de croisière, qui ont assuré la paix en Europe. On se sent presque gêné de devoir le rappeler tant la propagande européiste a occulté la réalité des faits. Elle n’est pas due aux montagnes de paperasses produites par les technocrates de la Commission européenne à Bruxelles, paperasses visant à harmoniser l’éclairage des voitures ou le pourcentage de matières grasses dans le beurre de cacao…

Pour approfondir ce sujet, voir nos analyses plus détaillées :

Et si l’on pousse l’analyse au-delà du slogan « L’Europe, c’est la paix », on comprend à l’inverse que l’Union européenne nous entraîne vers la guerre. La construction européenne s’inscrit dans la conception anglo-saxonne du « choc des civilisations », théorisée par Samuel Huntington dans son ouvrage The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. Dans cet ouvrage, Huntington fait un découpage du monde qui s’apparente à un apartheid planétaire. Il divise arbitrairement la planète en neuf zones en se fondant principalement sur des critères de couleur de peau et de religion. Dans cette vision, la « construction européenne » aurait vocation à fusionner avec les États-Unis et le Canada, pour constituer un bloc cohérent de culture judéo-chrétienne, en opposition frontale avec les autres blocs culturels, et particulièrement ceux du monde musulman, chinois, latino-américain, indien et orthodoxe (la Russie).

2. Sortir unilatéralement de l’Union européenne

La sortie de l’Union européenne constituera un changement géopolitique majeur. Ainsi, il est crucial que la légitimité de cette décision politique soit importante, c’est-à-dire qu’on en fasse explicitement la promotion lors de la campagne électorale, afin qu’aucun électeur ne puisse se sentir trompé une fois que la sortie sera mise en œuvre. L’Union populaire républicaine, conformément à sa Charte fondatrice du 25 mars 2007, propose la sortie unilatérale de la France de l’Union européenne par la mise en œuvre par le chef de l’État de l’article 50 du TUE (https://www.upr.fr/lupr/les-traites-europeens-et-larticle-50-du-tue). La sortie de l’UE libérera la France de règles absurdes qui la ruinent. L’article 50 du TUE permet en effet cette sortie, de manière légale, négociée avec les autres États membres, et sereine. Il est toutefois important de préciser que notre programme de libération nationale ne se limite pas au Frexit. La sortie de l’Union européenne est le moyen de l’appliquer.

Pour obtenir davantage de détails sur notre programme applicable à l’issue de la sortie de la France de l’UE, consultez : https://www.upr.fr/le-programme-des-elections-presidentielles-et-legislatives-de-2017

3. Sortir de l’euro unilatéralement

Avoir une monnaie commune partagée entre plusieurs États implique de fait une perte de souveraineté, dans la mesure où il doit y avoir une entité supranationale qui fixe des règles pour contraindre les États à mener une politique monétaire permettant avant tout la survie de cette monnaie. Cette politique monétaire influence les politiques économiques et sociales menées dans chacun des États. Le recours à une monnaie supranationale, l’euro, conduit nécessairement à la fin de la démocratie. D’autre part, l’euro est une monnaie commune et non pas « unique », contrairement à ce qui est souvent répété. Ce vice de forme, dès sa conception, condamnait déjà l’euro à une instabilité chronique, qui entraînera de toute manière, tôt ou tard, comme toutes les monnaies plurinationales de l’histoire dans le monde, sa disparition, au profit d’un retour aux monnaies nationales pour les États l’ayant adopté.

Pour comprendre en quoi et pourquoi l’euro est de toute manière condamné, consultez : https://www.upr.fr/pourquoi-leuro-est-condamne.

4. Sortir de l’OTAN unilatéralement

Notre appartenance à l’OTAN nous entraîne vers des guerres illégales pour le profit des États-Unis d’Amérique, favorisant à terme la réalisation de la théorie du « Choc des civilisations », telle que théorisée en 1996 par l’Américain Samuel Huntington, professeur à Harvard. Ainsi, pour préserver la paix dans le monde, et éviter d’entraîner la France dans des guerres (parfois illégales au regard du droit international) sur l’ensemble de la planète et qui dépassent ses intérêts nationaux, l’Union populaire républicaine propose donc la sortie de l’OTAN, telle qu’elle est conformément prévue à l’article 13 du traité de l’Atlantique nord (TAN).

5. Un rassemblement provisoire

En plus des analyses et de la stratégie qui lui sont propres, l’UPR se distingue des autres partis par sa nature transitoire. Le slogan de l’UPR est « L’union du peuple pour rétablir la démocratie ». Contrairement aux expressions vides de sens, comme « pensez printemps ! », le slogan de l’UPR signifie que lorsque la démocratie sera rétablie, l’existence de l’UPR ne sera plus nécessaire. Les votes des citoyens français retrouveront un sens politique. Les clivages gauche/centre/droite pourront à nouveau retrouver eux aussi leur sens, puisque la politique de la France ne sera plus dictée depuis les institutions de l’Union européenne. Une fois la libération de la France achevée, l’Union populaire républicaine n’aura plus de raison d’exister. Elle sera dissoute. L’UPR n’est pas un parti de carriéristes. C’est un parti d’hommes et de femmes de convictions, unis pour défendre l’intérêt commun. Une fois que la France sera sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, la mission historique de l’UPR sera en effet achevée. Tous celles et ceux qui, venant de l’extrême gauche à l’extrême droite, l’avaient rejointe regagneront leur famille politique.

6. Un programme inspiré du CNR de 1944

Tout comme lors de la période de l’occupation allemande, nous estimons qu’il est important que le peuple s’unisse temporairement, au-delà des clivages partisans, pour se libérer de la dictature de l’Union européenne. Nous savons bien entendu que les risques encourus par les personnes combattant l’idéologie européiste ne sont pas les mêmes que ceux encourus par les Résistants lors de l’occupation par l’Allemagne nazie. Cependant, il est important de se réunir comme d’antan, temporairement, afin de retrouver notre liberté. C’est pourquoi l’Union populaire républicaine s’inspire du programme du Conseil national de la Résistance de 1944 (en l’actualisant par rapport aux problèmes actuels), Conseil qui accueillait en son sein des communistes, des socialistes, des chrétiens-sociaux, des gaullistes, des « patrons et des ouvriers », et aussi des membres de la Cagoule (extrême droite). Ce programme, mis en œuvre pour l’essentiel par le gouvernement présidé par le général de Gaulle, demeure le plus large consensus politique que la société française ait connu dans son histoire récente.

Pour découvrir notre programme plus en profondeur, cliquez ici :

Notre programme présidentiel et législatif

7. Un refus des manipulations et des comportements politiciens

La Charte fondatrice de l’Union populaire républicaine, qui grave dans le marbre les objectifs du mouvement, c’est-à-dire la libération de la France et sa sortie de la grave crise politique, économique, sociale et morale dans laquelle elle ne cesse de s’enfoncer, n’a pas bougé d’un pouce depuis sa création le 25 mars 2007. Nous mettons un point d’honneur à insister sur le fait que ceci représente un gage de sérieux et de pertinence de nos analyses faites depuis lors et, malheureusement, toujours davantage validées par les faits. Nous ne sommes pas comme tous les autres partis politiques, qui changent de discours au gré des sondages, des échéances électorales et des émotions générées par l’actualité.

8. L’absence de relais médiatique concernant l’UPR

Il n’est que très rarement fait mention de l’UPR, à la télévision comme à la radio, bien que le mouvement compte à présent plus de 37 000 adhérents. Cela laisse à penser que l’UPR fait peur au système médiatique et oligarchique. Cet état de fait ne doit pas représenter un motif de défiance, mais au contraire un motif d’intérêt : comment se fait-il que l’un des plus importants partis politiques de France en nombre d’adhérents et le plus consulté sur Internet (selon le site Alexa Ranking, filiale de Google) ne soit pas invité plus que cela dans les médias ? Si l’UPR disait en effet « la même chose » que tous les partis politiques susnommés, on voit mal pourquoi notre mouvement ferait l’objet d’un tel barrage médiatique. Si les grands médias appliquent au contraire la loi du silence sur notre existence, c’est bien, parce que nous ne « disons » justement pas la même chose, et parce que l’UPR présente des particularités qui la rendent extrêmement indésirable aux yeux de la poignée de groupes financiers et industriels qui détiennent les médias privés dans notre pays et donc façonnent l’opinion publique. Renoncer à adhérer à l’UPR pour la seule raison que les médias ne parlent pas du mouvement, c’est, de fait, reconnaître la légitimité d’une situation dans laquelle une poignée de groupes financiers et industriels se sont octroyé le pouvoir de circonscrire arbitrairement le champ des débats publics autorisés, et celui de présélectionner les mouvements politiques ayant le droit d’y participer. Une telle situation porte un nom : la dictature par l’argent. Souhaitez-vous vraiment la conforter, en vous conformant docilement à ce que cette oligarchie a décidé ?

9. L’UPR ne prend pas de positions tranchées sur les sujets « clivants », polémiques, ni n’adopte de rhétorique qui permette de la situer selon l’habituel clivage gauche-droite

L’UPR entend se placer au-dessus des clivages politiques partisans habituels, pour ne pas encourager la division entre les Français, mais, au contraire, tenter de les rapprocher sur le fondement du plus grand dénominateur commun qu’ils partagent : leur liberté et leur souveraineté nationale. L’UPR est à ce titre classée en mouvement « divers » par le ministère de l’Intérieur, qui n’a pas réussi à déceler le moindre propos ou contenu que nous produisons et qui permettrait de nous catégoriser dans un camp politique bien défini. Nous nous en félicitons. Nous expliquons que le combat essentiel qui doit unir tous les Français consiste à retrouver la souveraineté de la France, sans quoi notre pays ne peut pas disposer du choix de sa propre politique à mettre en œuvre. De même, l’UPR s’adresse à toutes les opinions politiques, et veille à inviter et à se faire inviter de manière égalitaire, autant que faire se peut, par des représentants de gauche comme de droite. Cela doit également être considéré comme un motif d’intérêt, et non de défiance. Si l’UPR se refuse à faire son cheval de bataille de tous les thèmes d’actualité et de toutes les polémiques, c’est parce que, conformément à sa Charte fondatrice, « l’UPR est le parti qui a décidé de ne pas se laisser entraîner dans des débats accessoires lorsque l’essentiel est en jeu » (Charte de l’UPR, page 6, dernier paragraphe). C’est en refusant de prendre position sur ces sujets polémiques, qui restent de second ordre (aussi importants soient-ils !), que l’UPR est à même de rassembler les Français sur l’objectif stratégique essentiel, qui est de se libérer au plus vite de la prétendue « construction européenne ». La Charte précise bien, d’ailleurs, qu’« il ne sert à rien de débattre sans fin, voire de se déchirer, sur la fiscalité, la lutte contre les délocalisations, le financement des retraites, l’immigration, l’environnement, etc., puisque les grandes décisions stratégiques en la matière, qui ont été dérobées au peuple français, sont déjà prises par les dirigeants non élus de la BCE et les services de la Commission européenne, composés de fonctionnaires également non élus » (Charte, p. 6).